13 juillet 2008
Mon taf l'été
Gardien de phare nuits et weekends à la médiatèque ça ressemble plus ou moins à ça...
08 juin 2008
Entendu chez H&M
"Si Barack Obama est élu, on est sauvés en Afrique mon frère!"
01 avril 2008
Du passé faisons table rase
J'opérerais un grand nettoyage de printemps de ma piaule ce week-end, comme à l'accoutumé les premiers bourgeons venus, pour en venir au même constat sempiternel: C'est fou ce que l'on peut garder comme merdes que l'on entasse dans nos étagères et tiroirs. Des trucs inutiles telle qu'une image découpée dans le Télérama, une vieille pub pour un parfum ou encore un Livre dont vous êtes le héros corné, vestiges de notre enfance ou adolescence dont on a bien souvent du mal à se séparer.
Il est pourtant parfois nécessaire de balancer une bonne fois pour toutes, pour ne pas finir à pieuter entre les piles de romans merdiques qu'on relira jamais tel l'Ingénu de Voltaire qu'on aurait en double, voire même un vieil anabac 97. C'est sur ces pensées que j'attaquais donc mon tri sélectif, lorsque je me suis arrêté sur ma collec de VHS dont les étiquettes commençaient à jaunir sévère, pour enfin me dire: « Mais bordel ça me sert à quoi, j'en mate pas trois par an, à l'heure du DVD, merde! ». Pourtant qui n'a pas éprouvé cette douce nostalgie au souvenir des K7 vidéo que l'on passait sur nos magnétoscopes, aux copies que l'on faisait en branchant deux appareils l'un avec l'autre en ayant bien pris soin avant de scotcher l'encoche si toutefois le bitonio était cassé, aux sweat-shirt Waïkiki que d'aucun arboraient fiers, la bouteille de Canada Dry sur les genoux devant la Super Nes (ah nan merde ça a rien à voir).
Bref, point de sentimentalisme outrancier, je me suis résolu à tout balancer; quand je dis tout je triche, j'en ai quand même gardé quelques uns, les raretés que même les plate-formes spécialisées (pour ne pas dire illégales « vous m'avez compris » comme disait Georgette dans la pub M&M's) n'ont pas dans leur base de données.
Comme chaque décennie a son revival, les 90's commencent à refaire surface en témoigne ce magnifique film qui fera l'objet de mon second billet aujourd'hui, j'ai nommé Be Kind Rewind (pertinemment traduit par: Soyez sympas, rembobinez).
14 mars 2008
Le Grand Soir
Bon bon, ça y est c'est reparti, une semaine chasse l'autre, mais nous n'oublierons pas celle qui vient de s'achever ce jour de suffrages municipaux et de bien belle manière par une soirée aux airs de Jubilé de Jacques Santrot, maire quelques jours encore de Poitiers. Une occasion pour moi de poster le premier article de mon blog.
Je vous fais le pitch de la soirée:
Nous décidons avec les copains de partir pour la soirée de victoire au quartier général des socialos après le passage au premier tour d'Alain Claeys (successeur de Jacques). Il est 22h30, et notre bataillon arpente vaillamment les rues de la cité bien calme en cette douce soirée hivernale.
A peine arrivés, le constat est vite accablant, nous sommes arrivés après la bataille: Ségo a déjà battu retraite quelques courtes minutes après son arrivée, le temps choisi pour féliciter le colonel Alain devant un par-terre de socios-cu peu regardants. C'est le moment choisi par notre ancien locataire de la mairie Lebascles pour faire son entrée dans les salons de Blossac, faut-il y voir une quelconque coïncidence fortuite?
Les cubis commencent à être secs et les militants avec; une cinquantaine de « vrais » restent pour finir le pâté et vider les derniers verres, de quoi s'enivrer avant de reprendre une nouvelle semaine de labeur et dans le viseur cinq annuités que viennent couronner ce nouveau changement de propriétaire à la mairie.
L'état des lieux fait, Jacques peut désormais passer les clefs à Alain en gardant un double, au cas où, les murs lui manqueraient.
Un parfum de nostalgie semblait ainsi planer sur l'assistance un peu trop sage quand Maxime d'emblée nous accueille, bouteilles de Marigny rosé 2006 à la main, et déjà lance la rumeur people de la soirée: "Braconnier (UMP) est au 16 Carnot avec ses potes, on emmène mon père".
L'idée séduit au sein du groupe MJS en bel uniforme qui ne boude pas son plaisir à l'idée d'un pareil guet-apens fleur-au-fusil, et le traquenard se met en place: on passe boire un verre avant de s'attabler à la Taverne de Maître Kanter, il est 23h30. Jacques mord à l'hameçon et se laisse séduire par la fougue émanant de l'insouciante jeunesse estudiantine, et nous voilà partis en direction dudit bistrot d'où, coup de semonce, Stéphane (Braconnier) s'est fait la belle peu de temps auparavant.
Les rats quittent le navire mais les souris dansent, Maxime lance l'offensive et commande deux Mumm millésimés, de quoi marquer le coup de trente-et-une années de mandat menées de mains de maître par son paternel, Jaco qui songe déjà à ses frasques d'étudiant que la faluche avait éthylisées. Deux coupes de champ plus tard, Maxime, qui décidément a l'humeur partageuse, invite tout ce beau monde à venir rejoindre le reste des convives à quelques encablures de là, chez l'ami Kanterbrau qui commence à nous faire de l'œil la cervoise à la main le bougre!
Les choses se passent à fond, les connexions s'opèrent et les anecdotes vont bon train à la table des « adultes » pendant que nous, les « p'tits », savourons un Traminer du diable en échangeant quelques chambres sur le grand absent de la soirée. En effet le camarade Aimé fraîchement moulu conseiller municipal, que la déroute de Bordeaux par 4 buts à 2, couplée aux 56% de Juppé semblaient avoir amoché, était un des rares à manquer à l'appel. Chacun y allait de son petit grain de poivre (moulu fraîchement bien sûr) tandis que, sur son répondeur, s'entassaient les doléances des cons et non l'inverse.
C'est une guerre des nerfs qui débute alors entre les deux groupes de tablées, et je me fends dès lors d'interpeller les camarades à la table des grands par maintes salves de « bon ça fini à la Goule apparemment » et Jaco de se faire prier.
L'assistance oscille entre raison et emportement, les uns nous fusillent du regard, tandis que les autres cherchent un armistice: mettre un terme au plus vite aux hostilités qui avaient pour de bon sapé la douce quiétude de cette soirée aux accents de Grand Soir, et le Pastis, du Val.
Le verdict tombe après de longs instants de tractations: le Général Santrot en charge des troupes de la jeune garde joue les prolongations et décide de mener là son dernier combat.
Afin d'éviter l'enlisement du conflit, il décide enfin de s'embarquer au champ de bataille. Rendez-vous est prit à l'auberge au doux nom de Grand Goule. Les dernières salves pleuvent mais n'auront pourtant pas raison du camarade Claeys qui, sous les feux répétés, se voit contraint de regagner ses quartiers.
En cette fraîche fin de soirée dominicale, le thermomètre affiche 3° sur la place Leclerc, il est 01h30 le matin du dix mars et le moral des troupes est au beau fixe, on peut même entendre les fanfaronnades des convives au détour de la rue Jaurès.
La suite n'est que récit caractéristique de tribulations soldatesques au bal, où le général Santrot avait du mal à dissimuler la nostalgie qui l'étreignait en repensant aux longues années d'exercice qu'il laisse à présent derrière lui. Les derniers tirs échangés sont anecdotiques. Le bataillon regagne ses quartiers. Il est 4 heures ce matin du dix mars 2008.
Le Général à livré là son dernier combat et nous, soldats nous le regretterons.





