Poitiers Calling

Le blog d'un mec qui a l'humilité de penser que ses humeurs et coups de cœur intéressent quelqu'un.

02 mai 2008

Smith et Wesson

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     Du 28 mars au 22 juin 2008 se tient à la fondation Cartier à Paris, une exposition regroupant les diverses oeuvres de Patti Smith, icône rock de la génération post-soixante-huitarde dont le fameux Because the night résonne déjà dans votre tête j'en suis certain.
De passage à la Capitale il y a quelques semaines, je décide logiquement d'aller y jeter un oeil en bon amateur de culture rock et d'art que je suis. Ce dimanche, les gens se pressent malgré une météo morose pour voir l'évènement dont tout le monde parle ces jours-ci et pour lequel les médias ne tarissent pas d'éloges, si bien qu'une longue file s'étend le long de la rue. Après une bonne demi-heure d'attente sous une pluie battante, nous obtenons enfin notre sésame et pénétrons l'antre de l'amie Patti qui eut la bonne idée de meubler la salle principale d'effets personnels, divans, tapis et armoires lui appartenant. L'exposition (dont je tairais le nom) s'ouvre sur la collection de photos polaroïd, pas moches somme toute, mais pas non plus d'une originalité fracassante; on retrouve même plusieurs fois les même clichés au fil de l'expo, je commence à me méfier. Le reste de l'expo confirme mes soupçons, photographies, dessins, courts métrages à l'arrache, tout y passe pourvut que ça mousse. La scénographie est d'un esthétisme rock cliché dégueulasse (vieux néons, murs éraflés, pièce taguée et j'en passe...) qui vient nous rappeler qu'il s'agit d'une exposition d'une prétention à peine voilée, un espèce de fouilli pseudo-artistique que les visiteurs indulgents ont l'air d'apprécier pour la plupart.
Alors certes les oeuvres exposées ne sont pas moches dans l'ensemble bien que d'aucune originalité je le rappelle, mais merde, sous prétexte que Patti Smith expose, tout le monde s'enflamme, l'icône intouchable d'une génération passe et le public s'émeut.
Un parfum de nostalgie semble embrasser les rockeux, bobos, ex-babas béats qui n'ont pas l'air de se formaliser sur les quelques livres cornés disposés négligemment dans une armoire dans laquelle deux-trois clichés un peu vieillis se chevauchent au milieu de draps blancs façon linceuls, ah oui car j'oubliais si vous ne l'avez pas compris: l'artiste est aussi mystique, torturée, poétesse et contemplative. Les bras m'en tombe devant tant de connerie. 
Un petit passage (de trop peut-être?) à la boutique avant de partir m'achève: Arthur Rimbaud, Kerouac (On the road), le best of de Dylan et Hendrix, tout est dit...

Le genre d'expo Patti bulaire mais presque.

Posté par simonhiernard à 12:30 - Expo(s) - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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